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Rubrique · 2 guides

Protéger sa marque

Déposer son nom et son logo avant de lancer l’activité.

Coût d’un dépôt de marque INPI

Coût officiel d’un dépôt de marque en ligne à l’INPI : 190 € pour la première classe ; 40 € par classe supplémentaire ; marque collective…

18 septembre 2026

Protéger une marque commence par choisir le bon régime et suivre la procédure adaptée : dépôt national auprès de l’INPI, marque de l’Union européenne via l’EUIPO, ou enregistrement international via le Système de Madrid. Ce texte présente les voies possibles, les étapes pratiques, les cas particuliers et les démarches en cas d’atteinte à votre marque.

Pourquoi protéger sa marque ?

La marque identifie un produit ou un service et distingue votre offre de celle des concurrents. Elle représente une valeur commerciale. Sans protection, le signe peut être repris par un tiers, entraînant un risque de confusion pour les clients et une perte d’avantage concurrentiel.

La protection juridique permet d’engager des actions contre les tiers qui exploitent le signe sans autorisation. Ces actions peuvent viser à obtenir la cessation de l’utilisation, des indemnisations, ou des mesures conservatoires selon la voie choisie (civile ou pénale).

Protéger une marque facilite aussi la négociation de licences et la monétisation du signe. Ce cadre légal sert d’outil pour sécuriser des partenariats commerciaux et des accords de distribution.

Le nom se choisit souvent au moment de créer la société : vérifier qu’il est libre avant d’immatriculer évite de devoir rebaptiser l’entreprise plus tard. Notre guide pour choisir son statut juridique reprend les étapes de la création, et le détail des tarifs de dépôt à l’INPI permet de chiffrer la protection dès le départ.

Les voies de protection (réponse pratique)

Trois voies principales existent pour obtenir une protection : le dépôt national auprès de l’INPI, la marque de l’Union européenne gérée par l’EUIPO, et l’enregistrement international via le Système de Madrid administré par la WIPO. Le choix dépend de l’étendue géographique de votre activité et de votre stratégie commerciale.

Avantages

  • Dépôt national : utile si l'activité est principalement en France
  • Marque UE : couvre tous les États membres

Limites

  • Dépôt national : base nationale avant extension
  • Marque UE : pas d'examen complet d'antériorité

Dépôt national (INPI)

Le dépôt national se fait auprès de l’INPI. Il convient quand votre activité est principalement en France ou si vous partez d’une base nationale pour ensuite étendre la protection.

Avant le dépôt, il est recommandé de vérifier les antériorités pour limiter le risque d’opposition. Le dépôt inclut une phase de publication au Bulletin officiel de la propriété industrielle (BOPI). La publication intervient selon les repères temporels acquis : la publication du dépôt est réalisée en environ six semaines après le dépôt, d’après les informations publiques de l’INPI.

Si vous avez déjà déposé la marque dans un autre pays membre de l’Union de Paris ou de l’OMC, une revendication de priorité est possible dans un délai de six mois. Cette revendication permet de conserver la date de dépôt initiale pour l’extension ultérieure en France.

Les montants et les formulaires applicables sont publiés par l’INPI.

Marque de l’Union européenne (EUIPO)

La marque de l’Union européenne (EUTM) couvre l’ensemble des États membres. Elle est utile si vous exercez une activité dans plusieurs pays de l’Union ou si vous prévoyez une expansion rapide.

L’EUIPO réalise un examen de registrabilité formelle. En revanche, l’EUIPO n’effectue pas un examen complet d’antériorité. Il est donc prudent de mener une recherche d’antériorités avant le dépôt, ou de recourir à un conseil pour une analyse plus approfondie.

Les formalités et les montants applicables sont publiés par l’EUIPO.

Enregistrement international (Système de Madrid / WIPO)

Le Système de Madrid permet d’enregistrer une marque à l’international à partir d’une base nationale ou régionale. Le dépôt international s’appuie sur une demande initiale déposée auprès de l’administration de base.

La WIPO publie un calculateur de frais et la documentation sur les règles applicables. Le protocole et les règlements du Système de Madrid sont mis à jour et publiés par la WIPO ; les versions en vigueur sont disponibles dans la documentation officielle.

Un risque spécifique à ce régime est le « central attack » : si la demande initiale est annulée ou limitée dans son pays de base, l’enregistrement international peut être affecté. La documentation WIPO explique les mécanismes et les conséquences possibles.

Le calculateur de frais WIPO permet de tester des scénarios et d’estimer les coûts applicables.

Étapes pratiques et calendrier indicatif

La procédure typique suit une chaîne d’étapes récurrentes : préparation et recherche d’antériorités, dépôt de la demande, publication, période d’opposition éventuelle, puis enregistrement définitif si aucune difficulté n’apparaît.

Principales étapes de la procédureRecherche d’antérioritésVérifier les signes existants et définir la liste de produits/servicesDépôt de la demandeDéposer auprès de l’INPI, de l’EUIPO ou via le Système de Madrid selon la stratégiePublicationPublication au BOPI pour un dépôt national (environ six semaines)Période d’oppositionPhase pendant laquelle des tiers peuvent s’opposer à l’enregistrementEnregistrement définitifObtention du droit si aucune opposition ou après résolution des litiges

En pratique, la publication au BOPI intervient en environ six semaines pour un dépôt national auprès de l’INPI. Pour la phase d’opposition au niveau INPI, la procédure d’instruction comprend une période après laquelle l’INPI rend une décision ; la phase d’instruction est indiquée par l’INPI comme d’un délai d’environ trois mois.

La revendication de priorité s’exerce dans un délai de six mois à compter de la première date de dépôt, si la demande initiale a été faite dans un État membre de l’Union de Paris ou par un État membre de l’OMC.

Documents et informations à préparer :

  • Reproduction claire du signe à protéger (forme verbale, figurative ou mixte).
  • Liste des produits et services selon la classification de Nice.
  • Coordonnées complètes du déposant (personne physique ou morale).
  • Preuves de l’usage antérieur, si elles existent, à conserver pour d’éventuelles procédures.

Ces éléments facilitent la rédaction correcte de la demande et la réponse aux éventuelles objections.

Que faire en cas d’atteinte / contrefaçon ?

Face à une atteinte alléguée, plusieurs options s’offrent au titulaire présumé : prise de contact amiable, mise en demeure, puis actions judiciaires si la voie amiable échoue. Les actions peuvent être civiles devant les juridictions compétentes ou pénales selon les faits.

Avant toute saisine judiciaire, il est fréquent d’entamer une tentative de négociation amiable. L’INPI publie des ressources expliquant les voies possibles et des pratiques usuelles.

Pour une action judiciaire, le choix de la juridiction dépend de la nature du litige. L’INPI mentionne des juridictions spécialisées ; cette liste permet d’identifier les tribunaux compétents selon les cas.

Conservez toutes les preuves d’usage de votre marque et de l’atteinte constatée. Documentez les échanges, conservez les exemplaires des produits litigieux et sollicitez un conseil en propriété industrielle ou un avocat spécialisé pour évaluer la stratégie processuelle.

Cas particuliers

Non‑résident déposant : les règles varient selon le pays du déposant. L’INPI précise des conditions de représentation selon la nationalité et la situation du déposant. Vérifiez les exigences applicables avant d’entamer une procédure.

Revendiquer une priorité : la revendication s’exerce dans un délai de six mois à partir de la date de dépôt initiale. Elle permet de conserver la date antérieure lors d’une extension ultérieure vers la France.

Risque de déchéance pour non‑usage : une marque peut faire l’objet d’une déchéance si elle reste inexploitée de façon continue pendant plus de cinq ans. Cette règle signifie qu’un titulaire doit être en mesure de démontrer l’exploitation pour défendre son droit.

Choix du type de marque : verbale, figurative ou mixte. Le choix dépend de l’usage prévu. Une marque verbale protège la combinaison de mots ; une marque figurative protège un dessin ou un logo. Le choix influence l’étendue de la protection et la stratégie de dépôt.

Quand recourir à un conseil en propriété industrielle ou avocat ?

Faire appel à un conseil ou à un avocat est recommandé dans plusieurs situations : en cas de contentieux, pour une stratégie internationale complexe, pour des recherches d’antériorités approfondies, ou lors de transactions et de licences impliquant la marque.

Pour les démarches contentieuses ou les questions stratégiques complexes, adressez-vous à un conseil en propriété industrielle ou à un avocat spécialisé.

Liens internes recommandés

  • Choisir un nom de marque
  • Rechercher des antériorités

Sources

1

INPI

Déposer sa marque

Consulté le 18/09/2026

2

INPI

Le déposant et le coût d’une marque (pages d’aide INPI)

Consulté le 18/09/2026

3

INPI

S'opposer à l’enregistrement d'une marque

Consulté le 18/09/2026

4

INPI

Agir contre les contrefacteurs

Consulté le 18/09/2026

5

EUIPO

Fees and their payment / FAQ

Consulté le 18/09/2026

6

EUIPO

Fees and payments (page explicative)

Consulté le 18/09/2026

7

EUIPO

Trade mark guidelines (extraits sur examen et durée)

Consulté le 18/09/2026

8

WIPO

Madrid System — Filing international trademark applications — fees

Consulté le 18/09/2026