Aller au contenu

Dépôt de capital en ligne : guide et démarches

Julien MarchettiJulien MarchettiMis à jour le 18 septembre 2026
Tarifs vérifiés le18/09/2026
Dépôt de capital en ligne : guide et démarches

Le dépôt du capital social est l’étape qui sécurise les apports des associés avant l’immatriculation des sociétés commerciales. Pour constituer une SAS, une SARL, une SA ou une autre société commerciale, il faut déposer les fonds auprès d’un dépositaire autorisé et joindre l’attestation de dépôt au dossier de greffe demandé pour l’immatriculation.

Qu’est‑ce que le dépôt de capital social ?

Le dépôt de capital social consiste à placer les apports en numéraire réalisés par les associés auprès d’un dépositaire autorisé avant l’immatriculation de la société. C’est une formalité exigée pour les sociétés commerciales au moment de la constitution. Le dépositaire remet un certificat ou une attestation de dépôt que le greffe exige pour enregistrer la société.

Le dépôt distingue deux catégories d’apports. Les apports en numéraire sont des sommes d’argent. Les apports en nature sont des biens ou des droits. Les conséquences administratives diffèrent selon la nature de l’apport : l’apport en numéraire donne lieu à une attestation de dépôt. L’apport en nature peut déclencher des obligations d’évaluation et la production d’un rapport.

Qui peut recevoir votre dépôt ? (dépositaires autorisés)

Trois types de dépositaire sont cités par les sources officielles. Une banque peut recevoir les fonds et délivrer un certificat. Un notaire peut recevoir les fonds et produire une attestation. La Caisse des Dépôts figure aussi comme option de consignation et publie des procédures pour la restitution des sommes consignées.

Le rôle du dépositaire est double. Il bloque temporairement les fonds en attendant l’immatriculation. Il fournit ensuite l’attestation nécessaire au greffe. Selon la situation, le choix du dépositaire conditionne la chaîne documentaire à joindre au dossier d’immatriculation.

Procédure pas à pas pour déposer le capital « en ligne » (workflow)

Procédure pour le dépôt du capitalChoisir le dépositaireBanque, notaire ou Caisse des Dépôts ; vérifier la liste des pièces demandées (pièces d’identité, liste des souscripteurs datée et signée, RIB si nécessaire).Verser les fondsEffectuer le versement et obtenir l’attestation ou le certificat de dépôt des fonds fourni par le dépositaire.Constituer le dossier d’immatriculationJoindre statuts signés, attestation de dépôt, liste des souscripteurs signée et datée, preuve de publication de l’annonce légale.Restitution des fondsAprès immatriculation et obtention du Kbis, engager la procédure de remise des fonds au compte de la société ; la Caisse des Dépôts indique les pièces nécessaires pour la restitution.

Particularités selon la forme juridique

Les modalités de libération du capital et la nature des obligations varient selon la forme sociale. Les fiches « forme juridique » indiquent ces différences et renvoient aux règles applicables.

Pour les SAS et SASU, les fiches officielles signalent une exigence minimale de libération partielle des apports en numéraire à la constitution : 20 % des apports en numéraire doivent être versés à la création, le solde étant libérable dans un délai précisé par la réglementation. Cette exigence figure explicitement dans les fiches administratives consultées.

Chiffres clésPart minimale versée à la création (SAS/SASU)20%

Les règles applicables aux SARL et EURL sont précisées dans les mêmes fiches. Les modalités pour les SA sont distinctes et peuvent impliquer des formalités supplémentaires, notamment l’intervention d’un notaire ou d’un commissaire selon les cas. Pour les sociétés civiles, il faut rappeler que le dépôt du capital social peut ne pas être obligatoire selon leurs règles propres.

Apports en nature : évaluation et commissaire aux apports

Pour les apports en nature, la loi prévoit des règles d’évaluation. L’intervention d’un commissaire aux apports est requise selon les conditions prévues par le Code de commerce et les décrets applicables. Les textes cités précisent ces situations et les formalités associées, dont le rapport à annexer aux statuts si un commissaire a été nommé.

Le décret mentionné fixe un seuil particulier lié à l’obligation de recours au commissaire aux apports. Ce seuil est rappelé dans les textes du Code de commerce consultés. En l’absence d’évaluation par un commissaire lorsque celui-ci était requis, la responsabilité des associés est engagée : la responsabilité solidaire concernant la valeur attribuée aux apports en nature peut être recherchée pendant une durée mentionnée par le droit en vigueur.

Le processus pratique nécessite que le rapport du commissaire aux apports soit joint aux statuts. Les sources consultées détaillent le contenu attendu du rapport et la manière de procéder pour produire l’évaluation.

Avantages

  • Banque
  • Notaire

Limites

  • Démarches plus rapides
  • Coût et formalités

Cas concrets « dépôt de capital en ligne » : banques en ligne, plateforme dédiée, démarches dématérialisées

Les options techniques varient selon l’établissement choisi. Il est possible d’ouvrir un compte professionnel en ligne avant immatriculation dans certains cas. Dans d’autres situations, l’apport est consigné auprès d’un notaire ou de la Caisse des Dépôts. L’élément central reste la délivrance d’un certificat conforme au greffe.

Le lecteur trouvera utile de vérifier plusieurs éléments avant de procéder en ligne : la délivrance d’un certificat ou d’une attestation compatible avec les exigences du greffe, les conditions KYC exigées par l’établissement, et les délais d’émission de l’attestation. Les fiches pratiques des banques et l’administration indiquent ces points, sans lister d’opérateurs précis ni de délais consolidés.

Pièges à éviter :

  • Attestation non conforme au greffe.
  • Absence de liste des souscripteurs datée et signée.
  • Apport en nature sans rapport d’évaluation lorsque le commissaire est requis.

Documents à joindre au dossier d’immatriculation

Les fiches officielles récapitulatives donnent ces pièces comme requises pour l’immatriculation, parmi d’autres justificatifs.

Les pièces à réunir pour le greffe

Attestation de dépôt des fonds — en original, datée et signée par le dépositaire.
Liste des souscripteurs — datée et signée.
Statuts signés — la version définitive.
Preuve de publication de l’annonce légale.

Remettez les originaux exigés par le greffe et vérifiez les mentions de l’attestation fournie par le dépositaire.

Après l’immatriculation : comment débloquer les fonds / restitution par la Caisse des Dépôts

Une fois l’immatriculation obtenue, la procédure de remise des fonds au compte de la société peut être engagée. La Caisse des Dépôts publie une notice qui détaille les pièces à fournir pour la restitution du capital social consigné chez elle. Les démarches et les pièces attendues figurent dans ce document officiel.

Le dépositaire procède à la levée du blocage ou à la restitution sur présentation des documents exigés par l’administration et selon les modalités propres à chaque dépositaire.

Sources

1

Service-Public

Fiche « Constituer et déposer le capital social d'une société »

Consulté le 18/09/2026

2

Service-Public

Fiche « Société à responsabilité limitée (SARL) — ce qu'il faut savoir »

Consulté le 18/09/2026

3

Service-Public

Fiche générale « Comment créer une société ? »

Consulté le 18/09/2026

4

Légifrance

Article D227-3 (Code de commerce) — seuils relatifs au commissaire aux apports

Consulté le 18/09/2026

5

Bpifrance Création

Fiche « Apports en société »

Consulté le 18/09/2026

6

Commission/Commissaire aux apports

modalité et règles

Consulté le 18/09/2026

7

Caisse des Dépôts

notice « Restitution du capital social déposée à la Caisse des Dépôts (consignations) »

Consulté le 18/09/2026

8

valorisation.xval.fr

Synthèse / articles d’information juridique (commissaire aux apports, responsabilités) — Regicap / Jurixa

Consulté le 18/09/2026

À découvrir également

Julien Marchetti

Julien Marchetti

Julien Marchetti couvre la création de société : choix du statut, dépôt de capital, immatriculation. Il a accompagné des créateurs d’entreprise pendant six ans avant de rejoindre la rédaction.

Tous les articles de Julien →

À lire aussi